23 luglio 2026 – Texte original en français au fond

I deputati francesi Bérenger Cernon e Jean-François Coulomme e l’italiano Antonino Iaria si sono recati il 22 luglio 2026 sul cantiere Torino-Lione per constatare di persona i problemi riscontrati, come riportato da *Le Monde* e *Le Progrès*.

La direzione di TELT ha negato loro l’accesso alla TBM ferma in galleria e alle informazioni richieste.

Pubblichiamo qui di seguito il loro comunicato stampa del 23 luglio 2026.

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Cosa vuole nascondere TELT ?

I deputati francesi Bérenger Cernon (Essonne) e Jean-François Coulomme (Savoia) si sono recati, come avevano annunciato, sul cantiere della linea Lione-Torino a Saint-Martin-la-Porte, accompagnati dal deputato italiano Antonino Iaria.

Desideravano constatare di persona la situazione in questo cantiere a seguito degli articoli pubblicati da *Le Monde* e *Le Progrès*, secondo cui i lavori sarebbero fermi e si temono notevoli costi aggiuntivi e ritardi.

Avevano annunciato la loro visita dopo aver riscontrato il silenzio da parte delle persone che li avevano ricevuti lo scorso 2 luglio, le quali si erano rifiutate di mostrare loro la fresa meccanica e le aree del cantiere in attività, nonché di rispondere alle loro domande. A Chiomonte, in Italia, era stato loro negato il permesso di visitare la galleria lunga 7 chilometri; erano stati infatti “accompagnati” solo per 300 metri all’interno della galleria.

Nella loro lettera del 7 luglio 2026 chiedevano che venissero loro trasmesse le informazioni accessibili a tutti i cittadini, conformemente al codice dei rapporti tra il pubblico e l’amministrazione e al codice dell’ambiente.

Avevano preavvisato il presidente di TELT e il ministro dei Trasporti della loro visita prevista per il 22 luglio 2026. Il direttore generale Maurizio Bufalini ha opposto loro un rifiuto categorico, mentre il presidente di TELT non ha fornito alcuna risposta e il ministro dei Trasporti è rimasto in silenzio, lui che aveva inaugurato la TBM difettosa in compagnia del leader italiano Matteo Salvini.

Davanti al cantiere Torino-Lione non si è presentato nessun dirigente, nonostante la richiesta dei deputati di incontrare un membro del personale.

Il disprezzo per la rappresentanza nazionale è ormai pienamente dimostrato da un’impresa che ha già assorbito oltre 5 miliardi di euro per scavare solo una ventina di chilometri dei 115 chilometri del tunnel transfrontaliero (2 gallerie da 57,5 km).

Di fatto, le uniche visite a questo cantiere sono visite turistiche volte a fare pubblicità ad alcuni rappresentanti eletti, nascondendo però la realtà dei problemi incontrati, siano essi finanziari o ambientali.

Per illustrare un po’ meglio lo stato di avanzamento dei lavori, ci siamo recati a La Chapelle, dove vengono prodotti i conci utilizzati per la realizzazione del tunnel. Il deposito è saturo e lo stabilimento non produce più. La linea Lione-Torino è effettivamente ferma!

I deputati hanno dichiarato che non si fermeranno qui e che, a partire dall’inizio di agosto, in mancanza di risposte alle loro richieste, adiranno la Commissione per l’Accesso ai Documenti Amministrativi (CADA) al fine di obbligare TELT alla trasparenza.


Texte original en français

Trois députés français et un italien se sont rendu sur le chantier Lyon-Turin le 22 juillet 2026 pour se rendre compte par eux-mêmes des problèmes rencontrés comme en a fait état Le Monde et Le Progrès.

La direction de TELT leur a refusé l’accès au tunnelier à l’arrêt et aux informations demandées.

Nous publions ici  leur communiqué de presse du 23 juillet 2026

Que veut cacher Tunnel Euralpin Lyon-Turin (TELT) ?

Les députés français Bérenger Cernon (Essonne) et Jean-François Coulomme (Savoie) se sont rendus, comme ils l’avaient annoncé, sur le chantier du Lyon-Turin à Saint-Martin-la-Porte, accompagné du député italien Antonino Iaria.

Ils souhaitaient constater par eux-mêmes la situation sur ce chantier suite aux articles publiés par Le Monde et Le Progrès indiquant que le chantier est à l’arrêt et que des surcoûts et des retards importants sont à craindre.

Ils avaient annoncé leur visite après avoir fait face au mutisme des personnes les ayant reçus le 2 juillet 2026 dernier en refusant de leur montrer le tunnelier et les zones du chantier en activité et de répondre à leurs questions. En Italie à Chiomonte, il leur avait été refusé de pouvoir visiter la galerie de 7 kilomètres. Ils avaient été « promenés » sur 300 mètres dans la galerie.

Dans leur courrier du 7 juillet ils demandaient que leur soient transmises les informations communicables à tous les citoyens conformément au code des relations entre le public et l’administration et au code de l’environnement.

Ils avaient prévenu le Président de TELT et le Ministre des transports de leur visite ce 22 juillet 2026. Il leur a été opposé un refus catégorique par le directeur général Monsieur Maurizio Bufalini alors que le Président de TELT n’apportait aucune réponse et que le Ministre des transports est resté silencieux, lui qui a inauguré le tunnelier défectueux en compagnie du dirigeant italien Mateo Salvini.

Devant le chantier Lyon-Turin aucune personne de l’encadrement ne s’est présentée malgré la demande des députés de rencontrer un membre du personnel.

Le mépris pour la représentation nationale est maintenant pleinement démontré par une entreprise qui a déjà englouti plus de 5 milliards d’euros pour ne creuser qu’une vingtaine de kilomètres sur les 115 kilomètres du tunnel transfrontalier (2 tubes de 57,5 km).

Dans les faits les seules visites de ce chantier sont des visites touristiques destinées à faire la publicité pour certains élus mais en cachant la réalité des problèmes rencontrés, qu’ils soient financiers ou environnementaux.

Pour illustrer un peu plus l’état d’avancement du chantier, nous nous sommes rendus à La Chapelle où sont produits les voussoirs servant à la fabrication du tunnel. Le lieu de stockage est engorgé et l’usine ne produit plus. Le Lyon-Turin est bel et bien à l’arrêt !

Les députés ont déclaré qu’ils n’en resteront pas là et que dès le début du mois d’août, à défaut de réponses à leurs demandes, ils saisiront la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) afin de contraindre TELT à la transparence.